Comment préserver le sol et réduire le temps de travail ?


C’est en relisant un ancien article à propos de Friedrich et Mandfred Wenz (article à lire ici), que j’ai eu envie d’écrire cet article à propos de la préservation de nos sols.

Le non labour en agriculture biologique

Manfred Wenz est l’un, pour ne pas dire « le » pionnier du non labour en agriculture biologique. Mais avant d’adopter ce système, il a travaillé ses terres de manière classique avec de nombreux échecs.

Passant d’une technique qu’il doit à Hand KEMINK et qui lui permet de guérir ses sols et de doubler ses rendements (en retrouvant un blé propre sans aucune intervention entre le semis et la récolte), il visite des domaines en Bio-Dynamie, et il introduit alors cette technique sur ses sols il y a 18 ans !

Ulrich SCHREIER est agriculteur en bio et biodynamie sur 120 ha à Saint Augustin-des-Bois dans le Maine et Loire. Il s’est inspiré de l’expérience de Manfred WENTZ, et d’un agriculteur autrichien, Franz BRUNNER, pour conduire sur son exploitation des cultures biologiques. Les techniques d’implantation des cultures ont évolué au cours du temps : du labour keming (système de cultures simplifié développé en Ukraine), Ulrich et ses collègues d’outre-Rhin sont passés à des techniques de scalpage (avec des socs type patte d’oie ou des socs plats), pour aboutir au semis direct.

Ulrich SCHREIER présente davantage une approche qu’un système. Pour lui, «chacun doit trouver l’itinéraire qui convient le mieux selon le contexte pédoclimatique et les besoins du système de cultures (rotations, animaux…)».

Engrais verts en rotation avec des céréales

Sur son exploitation angevine, il développe un système de culture sans engrais de ferme et sans animaux au pâturage.

Il privilégie la fauche pour gérer le couvert ou la prairie en place. «C’est plus économique que le broyage et meilleur pour la dégradation des végétaux par la pédo faune» affirme-t-il. Ces couverts de graminées et trèfles ne sont pas exportés mais systématiquement laissés sur place pour améliorer la fertilité des sols. Les semis de céréales d’hiver sont réalisés directement dans du trèfle blanc avec un semoir « ecodyn » équipé de pattes d’oies (bouclier de 12 cm *30). Au préalable, la destruction de ce couvert est effectuée en 2 à 4 passages du même outil dont les dents sont réglables en hauteur et en inclinaison. Ces interventions suffisent à installer la céréale d’hiver qui va prendre le relais du trèfle. Après la moisson, les pailles sont broyées et réparties sur toute la surface du sol.


Photos - tous droits réservés http://agriculture-regenerative.net

Ulrich Schreier accorde une grande importance au choix des espèces cultivées. Il préfère le triticale au blé et cultive également des céréales pour l’alimentation humaine : seigle, épeautre.

La contrainte principale de son système : réaliser une année «blanche» (engrais vert sans produit de récolte) avec un couvert fauché, tous les 5 ou 6 ans.

La rotation type pratiquée sur les parcelles de son exploitation est : culture de trèfle blanc/blé ou triticale /épeautre ou seigle-trèfle violet semences/blé.

Economie d’énergie et d’intrants

Ce système de culture, qui semble autosuffisant, s’inspire de techniques développées en production légumière avec des récoltes d’herbes épandues sous forme de mulch pour produire des pommes de terres sans fertilisant ni intervention de désherbage mécanique.

Cette expérience s’inscrit dans une logique ayant pour fil conducteur la non perturbation du sol. L’objectif : économie d’énergie et d’intrants, moins de risque de mise en germination d’adventices, optimisation de la fertilité biologique du sol. Ulrich estime que la biomasse vivante sous une prairie naturelle, est comparable à un équivalent de 20 UGB/ha. Bien nourri (par des apports réguliers de matière organique sous forme d’engrais verts), cette biomasse contribue en retour, à une fertilité suffisante pour obtenir des cultures aux rendements satisfaisants en agriculture biologique.

Cette expérience pour le moins originale n’est pas isolée, elle mérite de plus amples investigations pour confirmer son potentiel dans nos systèmes de cultures biologiques.

Source : https://goo.gl/BxfSRC

L’Agriculture Régénérative, c’est quoi ?

En s’inspirant du fonctionnement des prairies naturelles où le sol reste tout le temps couvert d’une végétation diversifiée, l’Agriculture Régénérative cherche à restaurer des sols dégradés en augmentant leur biodiversité, leur taux de matière organique et leur volant d’auto-fertilité.

Performante et économe en ressources, elle se nourrit de divers courants agro-écologiques qui ont fait leurs preuves.

S’adressant aussi bien au sol qu’aux plantes, et notamment aux relations symbiotiques entre végétation et vie du sol, l’Agriculture Régénérative s’adresse à tous les types d’agriculture : polyculture-élevage, grandes cultures, maraîchage, arboriculture, viticulture et autres cultures spécialisées, aussi bien en bio et biodynamie qu’en conventionnel.


Photos - tous droits réservés http://agriculture-regenerative.net

5 étapes pour régénérer un sol

Sur le site de l’Agriculture régénérative, on trouve alors une méthode en 5 étapes pour régénérer le sol.

  1. Analyse chimique et rétablissement de l’équilibre minéral du sol selon la méthode développée par William Albrecht (1888-1974), un agronome américain d’origine allemande.

  2. Garder la surface du sol toujours verte : cultures avec sous-semis et engrais verts diversifiés.

  3. Destruction mécanique, incorporation et compostage superficiels des couverts et résidus de récolte.

  4. Orienter les processus métaboliques du sol à l’aide de différents ferments et préparations qui favorisent le bon recyclage de la matière organique et la formation d’agrégats argilo-humiques stables. stables.

  5. Vitalisation des cultures à l’aide de ferments lactiques, de thé de composts, de préparations biodynamiques et de divers fertilisants foliaires.

Un sol vivant, une meilleure céréale, un moulin respectueux, pour une farine à haute valeur ajoutée

Un client nous témoignait « il n’y a pas de secret, si vous voulez une meilleure farine, choisissez le bon moulin ». Aujourd’hui équipé d’un moulin Astréïa depuis plusieurs mois, il a fait le choix d’équiper ses partenaires du même modèle pour respecter le travail fait en amont sur les terres.

Le travail de la terre en amont doit être valorisé en utilisant un moulin qui respecte la céréale, en la déroulant entre ses meules, votre Moulin Astréïa saura en un seul passage, extraire 80% .


Aller plus loin

Pour aller plus loin : « Le manque de souffre » un article PDF : à consulter ici http://vernoux.org/agronomie/un_manque_de_soufre_fait_souffrir_tout_le_monde.pdf

Retrouvez la page professionnelle d’Ulrich Schreier : https://www.facebook.com/ulrich.schreier


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